Tout a commencé par une discussion avec une amie, autour de mon incapacité à choisir un lieu de villégiature cet été (comprenez: choisir où aller en vacances). Faut savoir que je suis un peu difficile et que je me suis prise très tard. J’avais besoin de trouver un endroit où je ne suis jamais encore allée, pas trop cher, pas trop loin et où je savais que je ne m’ennuierai pas. Les vacances plage-farniente? Très peu pour moi. Je dois voir, découvrir et être, si possible, un peu (voire beaucoup) émerveillée.

Face à mon désespoir, l’amie en question me parle de la ville d’Arles et de son festival de photographie. Ni une, ni deux, je me précipite sur le site internet et là… larmes de joie et feux d’artifices, je crois que je tiens enfin ma destination estivale 2017. De retour après une semaine de tribulations arlésiennes, un petit compte-rendu s’impose.

 

AVENTURES ARLÉSIENNES
Connu pour son patrimoine romain et roman et le delta du Rhône qui commence en son sein, la vieille ville d’Arles est faite de ruelles, maisons en pierre et volets colorés. Sous une chaleur avoisinant les 35 degrés, les fenêtres ouvertes donnent sur les chambres et salons des habitants. Un univers propice à l’exploration et aux discussions sans fins sur les terrasses de café.

Mais revenons à l’objet de ma visite… Fondé en 1970, Les Rencontres d’Arles est un festival annuel (et estival!) de photographie d’envergure internationale. Les Rencontres regroupait cette année plus de quarante expositions disséminées dans toute la ville. Eglises, musées, espaces culturels, monuments historiques ou contemporains… les expos investissent les lieux, tout en sublimant leurs architectures.

Nocturnes #2. ©Juliette Agnel

Perso, j’ai une culture/connaissance assez réduite de l’art de la photographie. Je me laisse donc porter par ce que les images m’évoquent, plutôt que par l’appréciation des aspects techniques. Ainsi, trois expos m’ont tapé dans l’oeil durant mon séjour: La vie dans les villes de Michael Wolf pour son focus sur la vie urbaine moderne, Les Nocturnes de Juliette Agnel pour son regard méditatif sur l’immensité, et surtout The House of the Ballenesque de Roger Ballen pour son côté fantasmagorique, angoissant et complètement WTF (à voir absolument!). Bref, une programmation riche, avec en point de mire cette année le travail d’Annie Leibovitz, proposé par la Fondation LUMA.

Expo Annie Leibovitz – Fondation LUMA, Arles, 2017. ©Maliza Kinya

Les Rencontres 2017 ont pris fin hier, mais Arles est une destination que je vous invite à découvrir lors de vos prochaines vacances d’été!

 

En plus de l’événement lui-même, voici mes petites recommandations de voyage… Prenez des notes! 🙂

RESTAURATION
On ne le dira jamais assez, mais le Sud de la France c’est de la bonne bouffe à des prix plus que raisonnables (surtout si on vient de Suisse). À essayer absolument:

– L’Entrevue, pour son incroyable couscous
Fad’oli, pour ses généreux sandwichs et ses belles salades à prix d’ami
Paddy Mullin’s Irish Pub, pour ses plats du jour défiant toute concurrence et son aménagement sur 3 étages
Le Comptoir d’Italie, pour ses pizzas goûteuses
Crêperie Chez Mam Goz, pour ses crêpes savoureuses à 2 pas des arènes (avec un petit bémol pour le service qui manquait malheureusement d’un peu de chaleur)

PLAGE
Arles se situe à environ 45 minutes de la Méditerranée. Les plus « citadins » d’entre vous pourront aller soit à Saintes-Marie de la Mer, soit à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Ceux qui préfèrent être entourés de toutes parts par la mer, les étangs et les marais se dirigeront vers la Plage de Piemanson et ses sept kilomètres de sable fin. Sans habitations, cette plage est un superbe coin de paradis à l’état (presque) sauvage.

LES BAUX-DE-PROVENCE

À 35 minutes d’Arles, la commune des Baux-de-Provence abrite de nombreux lieux de visite. Notamment, le Château des Baux et les Carrières de Lumières. Une belle escapade, qui pourra se poursuivre le long des nombreux chemins de randonnée que comptent les Baux.

LA LIBRAIRIE ACTES SUD
Allez-y, c’est tout… 🙂

Allez, bon séjour à Arles, et n’hésitez pas à me dire ce que vous en aurez pensé!
À bientôt,
xoxo

 

Photo de couverture Silent side, Neishabour, Iran, septembre 2015. ©Sina Shiri

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